Tout d'un coup, il m'est devenu indifférent de ne pas être moderne

24.10.09

Quand Je Veux...

...Un livre sur l'Art du XX siècle, une édition épuisée ou rare, je vais à la

Librarie Chemim des Arts, rue Hermel, Paris 18

18.10.09

We Want MILES


Fui ver e gostei.
Je fuis souvent ce genre d'expo, mais cela m'a permis de mettre un ordre chronologique sur toutes les cartes que j'avais avec la lettre M de Miles, voir et revoir certains concerts, dont l'extraordinaire solo de plus de vingt minutes, certaines interviews, son gout pour la mode, écouter certaines de ses musiques que je ne connaissais pas etc etc.

11.10.09

What would be a tune without an arrangement?

Robert Kirby passed away... Sans lui Five Leaves Left n'aurait jamais été ce que c'est. Écoutez les cordes!

Il aimait Bartok et Fauré, et encore plus Bach et Ravel.

RIP Robert Kirby

4.10.09

1.10.09

La Douleur, Marguerite Duras


La Douleur. Ce texte est bouleversant. Il mêle la politique, l’angoisse, Dieu et les sentiments contradictoires de quelqu’un qui ne sait plus tellement qui elle attend, tandis qu’elle imagine le pire pour l’homme qu’elle aime - avec raison. D’un point de vue historique, La Douleur est un formidable témoignage. Écrit à chaud, le texte est un récit minutieux des affres de l’attente, dans le désordre organisé du retour des prisonniers de guerre et des déportés, sur fond de musique gaie, à la gare d’Orsay. On y apprend également les détails du retour à la vie d’un homme d’1m84 et qui pèse moins de 34 kilos. Et Marguerite Duras n’épargne aucun détail, mêlant ses considérations la responsabilité de tous les Européens dans ce crime à la texture et l’odeur des excréments du déporté. Cela peut paraître trivial, mais c’est important. Dans les coulisses des réflexions sur la nature humaine qu’a publiées Antelme, avec “L’Espèce humaine”, Duras montre à quel point la nature humaine est complexe et contradictoire.

L’attente est une souffrance intolérable, une petite mort, et la joie du retour de l’homme aimé n’empêche ni la lâcheté, ni le dégoût.

Le texte n est pas dans l’intégralité, mais il me semble qu’il aurait était difficile. Le spectacle est éprouvant. Dominique Blanc nous tiens pendant une heure et demi, dans une mise en scène de Chéreau minimaliste comme est son habitude, accrochés aux mots, (aux maux de Duras) et je n’était pas la seule à me mordre les lèvres pour ne pas éclater en sanglots.